Une multitude d'espaces de vie
Le territoire rhônalpin s'organise autour de communes disposant des équipements nécessaires à la vie quotidienne (commerces, services privés et publics, professions de santé.). Les communes disposant de la gamme de services dits "intermédiaires"
- comprenant notamment les supermarchés, magasins de vêtements, banques, collèges, dentistes. - exercent une attraction sur les communes avoisinantes et déterminent ainsi des aires d'influence.
Rhône-Alpes compte plus de 250 aires d'influence de pôles de services intermédiaires. Elles sont de taille inégale, certaines couvrant des territoires très vastes et d'autres, à proximité de pôles fortement attractifs, étant peu étendues. Les aires exercent leur influence sur un nombre variable de localités, couvrant de seulement 2 à plus de 45 communes.
La prise en compte de l'accès aux services scolaires et à la santé, ainsi que l'intégration de l'accès à l'emploi, permettent aussi de caractériser le territoire à travers les « bassins de vie ». Ces derniers sont les plus petits territoires dans lesquels sont accomplis la plupart des actes courants. Les bassins de vie sont en général constitués autour des pôles de services intermédiaires évoqués plus haut.
204 bassins de vie sont recensés en Rhône-Alpes, dont 26 sont centrés sur des grandes agglomérations et 19 ont leur pôle dans une région voisine. Les 159 bassins de vie polarisés par une commune de la région (bourg ou petite ville) couvrent en moyenne 192 km², comptent 12 communes et 10 750 habitants. Le bassin d'Annonay est le plus peuplé d'entre eux, avec 50 470 habitants. Il est suivi par Aubenas, ce dernier étant celui qui regroupe le plus de communes (54).
Depuis les années quatre-vingt-dix, la Région Rhône-Alpes mène, en partenariat avec les collectivités locales, une politique d'aménagement et de développement reposant sur des territoires de projet. En 1993, ont ainsi été lancés les contrats globaux de développement (CGD) destinés à financer les projets de développement local au niveau de territoires correspondant à des « pays » vécus. 49 CGD ont été signés, concernant près de 2 800 communes et 68 % de la population régionale.
Depuis 2001, les contrats de développement de Rhône-Alpes (CDRA) ont succédé aux CGD. La procédure régionale des CDRA peut s'articuler avec celle des Pays, mise en place au niveau national. Les CDRA reposent dans certains cas sur un nouveau découpage territorial, avec un périmètre élargi par rapport aux territoires d'origine des CGD, pour mieux prendre en compte les réalités économiques et sociales sur lesquelles se fondent les projets de développement et d'aménagement.
En 2007, la quasi-totalité de la population régionale réside dans l'un des 45 territoires couverts par un CDRA, un pays ou un contrat d'agglomération.




