De fortes spécialités en matière de santé
| Médecine | Chirurgie | Gynécologie- Obstétrique |
|
|---|---|---|---|
| Rhône-Alpes | 2,01 | 1,63 | 0,37 |
| France métropolitaine | 2,09 | 1,70 | 0,39 |
L'offre de soins disponible en Rhône-Alpes est proche de la moyenne nationale. Si le taux d'équipement pour le court séjour hospitalier est un peu inférieur à celui de la France métropolitaine, la région s'avère mieux équipée pour le moyen séjour.
La densité en médecins (nombre de médecins par habitant) est globalement plus faible qu'au niveau national. D'importantes disparités apparaissent cependant sur le territoire. L'Isère et les départements alpins sont bien dotés en médecins généralistes ; le Rhône affiche de son côté une forte densité de spécialistes.
| Généralistes | Spécialistes | |
|---|---|---|
| Ain | 86 | 41 |
| Ardèche | 105 | 57 |
| Drôme | 104 | 71 |
| Isère | 115 | 88 |
| Loire | 104 | 72 |
| Rhône | 111 | 117 |
| Savoie | 126 | 83 |
| Haute-Savoie | 113 | 76 |
| Rhône-Alpes | 109 | 85 |
| France | 113 | 88 |
La mission régionale de santé a identifié les zones déficitaires en médecins libéraux. En 2006, sur 768 « zones de recours » recensées en Rhône-Alpes (zones fondées sur les flux de patients de leur domicile au cabinet de leur généraliste), 45 zones apparaissaient déficitaires, plutôt au centre et à l'ouest de la région.
L'étude réalisée par l'Union Régionale des Médecins Libéraux de Rhône-Alpes se base quant à elle sur l'âge du ou des médecins généralistes en exercice en 2005 pour définir le niveau de risque démographique présenté par les territoires[1]. Sur 1 022 « bassins d'activité » en Rhône-Alpes, 234 présentent ainsi un risque démographique en matière de médecine générale, à un degré plus ou moins élevé. L'Ardèche, la Drôme et l'Ain affichent les plus fortes proportions de territoires à risque, avec plus d'un bassin sur quatre. La Savoie présente quant à elle un niveau relativement élevé de bassins d'activité avec un seul médecin généraliste ayant 55 ans ou plus.
L'hebdomadaire médical Impact Médecine a établi en 2006 un palmarès santé de 36 villes françaises. Les critères de classement portaient sur l'offre de soins, plusieurs indicateurs démographiques (espérance de vie, mortalité infantile, surpoids.), les initiatives prises par la municipalité et les aspects environnementaux. Lyon et Grenoble se situent respectivement aux cinquième et huitième rangs de ce palmarès national, du fait notamment de la qualité de l'offre de soins qu'elles proposent.
Les hôpitaux et cliniques de la région ont développé des spécialités qui rayonnent non seulement au plan national, mais aussi souvent au niveau européen : transplantations, neurologie, cancérologie, grands brûlés, immunologie, orthopédie et urologie pédiatrique, cardiologie, ophtalmologie, maladies mentales, biologie du tissu osseux. Le Cancéropôle Lyon Auvergne Rhône-Alpes fédère 122 unités de recherche, 1 700 chercheurs et 48 entreprises industrielles.
Le niveau d'équipement de la région se révèle aussi favorable pour certains publics. L'accueil des personnes âgées (structures d'hébergement, lits médicalisés) et celui des adultes et familles en difficulté (centres d'hébergement et de réinsertion sociale) sont ainsi relativement mieux assurés dans la région qu'au niveau national. La région affiche également un taux d'équipement plus élevé que la moyenne nationale pour la garde des enfants d'âge pré-scolaire en accueil collectif (crèches, garderies.).
[1] « L'âge critique » du médecin généraliste, qui anticipe la cessation d'activité et sert à la définition du risque démographique pour le territoire, est fixé à 55 ans.




