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5. L'environnement économique / 5.1 Le marché de l'emploi

Une région riche en emplois

Photo : PhotoDisc

Avec plus de 2 430 000 emplois [1], Rhône-Alpes représente près de 10 % du total national. C'est la 2ème région française en matière d'emploi, après l'Ile-de-France. Ce volume d'emplois s'est accru de 10,3 % entre fin 2001 et fin 2004 (près de 25 000 emplois supplémentaires).

La part des salariés s'élève à 90,8 % de l'emploi total (soit 2 208 000 salariés).

L'emploi non salarié progresse de nouveau depuis 2002, à l'exception du secteur de l'agriculture.

Emploi total par secteur d'activités
  Nombre d'emplois 31/12/2004 Part en Rhône-Alpes Evolution du nombre d'emplois entre 31/12/2001 et 31/12/2004 Part de l'emploi non salarié au 31/12/2004
Agriculture 60 875 2,5 % - 2 084 65,7 %
Industrie 488 420 20,1 % - 33 915 3,9 %
Construction 155 911 6,4 % + 7 029 16,6 %
Commerce 333 192 13,7 % + 9 076 12,0 %
Services 1 392 513 57,3 % + 44 749 7,0 %
Total 2 430 911 100,0 % + 24 855 9,2 %
Source : INSEE Estimations d'emploi

A ces emplois localisés dans la région s'ajoutent ceux occupés en Suisse par des personnes résidant en France et titulaires d'un permis frontalier.

Emploi total par département et par secteur au 31/12/2004
  Agriculture Industrie Construction Commerce Services Total
Ain 7 284 54 221 14 490 26 253 102 214 204 462
Ardèche 5 876 23 415 8 003 12 370 52 508 102 172
Drôme 11 211 37 948 12 596 27 798 96 377 185 930
Isère 8 225 97 797 29 090 59 823 261 104 456 039
Loire 8 167 62 649 17 822 37 361 148 665 274 664
Rhône 11 113 126 320 41 040 103 698 475 334 757 505
Savoie 3 516 26 180 13 412 24 835 108 395 176 338
Haute-Savoie 5 483 59 890 19 458 41 054 147 916 273 801
Rhône-Alpes 60 875 488 420 155 911 333 192 1 392 513 2 430 911
Source : INSEE Estimations d'emploi, données provisoires

L'emploi transfrontalier

Fin 2006, plus de 56 000 personnes résidant en Rhône-Alpes étaient détentrices d'un permis pour travailler dans le canton de Genève : 4/5èmes étant domiciliées en Haute-Savoie, et 20 % dans l'Ain[2]. Une part importante des 12 350 détenteurs d'un permis frontalier pour le canton de Vaud sont également des habitants de Rhône-Alpes[3].

Le nombre de transfrontaliers augmente très rapidement : on a ainsi assisté à un doublement du nombre de titulaires d'un permis de travail pour le canton de Genève entre fin 1999 et fin 2006.

Les arrondissements de Saint-Julien-en-Genevois (74), de Gex (01) et de Thonon-les-Bains (74) fournissent les plus gros contingents de transfrontaliers vers le canton de Genève (78 % du total). Mais la zone géographique de recrutement s'étend de plus en plus loin de la frontière, du fait notamment de l'intense pression immobilière qui pousse les ménages à s'installer où les prix sont moins élevés.

Le taux d'activité est plus élevé en Rhône-Alpes qu'en France avec 73,1 % en 2005[4]. Il est en hausse par rapport à 1999. La région se place au 5ème rang national des régions ayant les taux d'activité les plus hauts, après l'Ile-de-France, l'Alsace, les Pays de la Loire et le Centre. Le taux d'activité des femmes est de 68,3 % en Rhône-Alpes en 2005.

Le taux d'emploi de Rhône-Alpes se situe également au-dessus de la moyenne nationale, avec 65,7 % en 2005[5]. Il est en progression depuis 2000 et reflète la relativement bonne capacité de l'économie régionale à utiliser ses ressources en main d'ouvre. En France, Rhône-Alpes se classe au 5ème rang des régions ayant les taux d'emploi les plus élevés (Cf. plus haut, taux d'activité).

Ce bon niveau du taux d'emploi dans le contexte national, doit cependant être relativisé au plan européen : de nombreuses régions européennes affichent en effet un taux d'emploi supérieur à 70 %, au Danemark, Pays-Bas, Royaume-Uni, Suède, Finlande, Allemagne...[6].

Le travail intérimaire en Rhône-Alpes représente une moyenne mensuelle de plus de 69 000 emplois équivalents temps plein en 2005. Il affiche toutefois une légère baisse au 1er semestre 2006 (68 300 emplois)[7]. Le taux de recours à l'intérim[8] s'élève à plus de 4 % en 2005 (en légère hausse par rapport à 2002). L'industrie, notamment les secteurs de la mécanique, de la métallurgie et de la chimie, représente la moitié de l'emploi intérimaire mais sa part décroît. La construction est aussi un important secteur utilisateur de personnel intérimaire.


[1] Estimation d'emploi total INSEE, au 31/12/2004 (données provisoires)

[2] OCP / Office Cantonal de Statistique de Genève (OCSTAT). Cette statistique porte sur toutes les nationalités mais elle ne prend pas en compte les Suisses et binationaux résidant en France, ainsi que les employés des organisations internationales. Il s'agit d'une statistique administrative : selon l'Office Fédéral suisse de la Statistique, 81,7 % des titulaires d'un permis sont effectivement des actifs en Suisse.

[3] Office Fédéral de la Statistique / Service Cantonal de Recherche et d'Information Statistique (SCRIS).

[4] Nombre d'actifs (chômeurs y compris) rapporté à la population totale de la tranche d'âge 15-64 ans, source INSEE, enquêtes annuelles de recensement 2004 et 2005.

[5] Rapport entre les personnes ayant un emploi et la population totale en âge de travailler (15-64 ans). DIACT - Observatoire des territoires / INSEE (enquêtes annuelles de recensement 2004 et 2005)

[6] Eurostat 2003

[7] Direction Régionale du Travail, de l'Emploi et de la Formation Professionnelle (DRTEFP)

[8] Moyenne mensuelle sur l'année du nombre des emplois intérimaires en équivalent temps plein rapportée au nombre total d'emplois salariés du secteur privé (champ Assedic).

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