Un effort soutenu des entreprises rhônalpines en matière de R&D
Depuis une dizaine d'années, l'Ile-de-France voit sa part de l'effort de R&D réalisé par les entreprises décroître : de 53 % en 1992 à 44,1 % en 2004. Parallèlement, Rhône-Alpes a sensiblement renforcé sa contribution à l'effort de R&D national (de 9,2 % à 11,9 %, après un plus haut à 12,7 % en 2002).
Entre 1992 et 2004, les dépenses de R&D privée ont connu une croissance annuelle moyenne de 4,9 % en Rhône-Alpes, contre 2,7 % en moyenne en France (+ 4,3 % pour la France hors Ile-de-France). Sur la période, Rhône-Alpes a été particulièrement dynamique en matière de R&D privée. Depuis 2002, la tendance est toutefois à une certaine stabilisation, alors que d'autres régions connaissent encore de fortes augmentations, comme Midi-Pyrénées avec l'aéronautique.
Variation des dépenses intérieures de R&D des entreprises de 1992 à 2004
(en indices, base 100 en 1992)
Rhône-Alpes accueille effectivement de nombreux centres et unités de recherche privés : parmi les entreprises disposant de centres de recherche en Rhône-Alpes on peut citer Arkema, Rhodia, Sanofi-Pasteur, Biomérieux, Technomed Medical Systems, Iveco France, Messier Bugatti, Hexcel Composites, Alcan, STMicroelectronics, Schneider Electric avec son Electropole, France Telecom R&D, Lafarge, Vicat, Sun Microsystems. (les établissements rhônalpins de 50 salariés et plus).
| Rhône-Alpes en 2004 | Part de Rhône-Alpes en France métropolitaine | |
|---|---|---|
| Dépenses intérieures | 2 648 M.euros | 11,9 % |
| Effectif (en équivalent temps plein recherche) | 23 047 | 11,7 % |
Rhône-Alpes est la 3e région française en termes de montant de dépenses de R&D des entreprises industrielles de haute technologie, après l'Ile-de-France et Midi-Pyrénées. La part de ces entreprises dans le total de l'effort de R&D est un peu inférieur à la moyenne nationale (41 % contre 45 %). Aquitaine, Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon et Provence-Alpes-Côte d'Azur sont des régions dans lesquelles les entreprises de haute-technologie représentent une part nettement plus forte des dépenses de R&D (au-delà de 60 %).
| Dépenses en M euros | Part des dépenses des entreprises | Part en France | |
|---|---|---|---|
| Industrie de haute technologie | 1 097 | 41,0 % | 10,9 % |
| Industrie de moyenne-haute technologie | 839 | 32,0 % | 12,4 % |
| Industrie de moyenne-faible technologie | 329 | 12,0 % | 19,4 % |
| Industrie de faible technologie | 126 | 5,0 % | 14,2 % |
| Energie-BTP | 23 | 1,0 % | 2,4 % |
| Services | 234 | 9,0 % | 12,3 % |
| Rhône-Alpes | 2 648 | 100,0 % | 11,9 % |
Réalisant un quart des dépenses régionales, et rassemblant plus du tiers des chercheurs en entreprise, les PME (moins de 250 salariés) jouent un rôle plus important en matière de R&D en Rhône-Alpes qu'au plan national. La part des PME dans les dépenses de R&D privée est toutefois nettement supérieure dans certaines régions : 38,6 % en Nord-Pas-de-Calais, 30,3 % en Pays-de-Loire. Par contre, dans les autres régions françaises qui consacrent plus de 2 % de leur PIB à la recherche, la part des PME dans l'effort de recherche est nettement moindre : 10,6 % en Midi-Pyrénées, 10,0 % en Auvergne, 10,7 % en Ile-de-France.
Languedoc-Roussillon est plus proche de Rhône-Alpes avec 28,4 % des dépenses assurées par des PME. Quoi qu'il en soit, les PME de Rhône-Alpes assurent 18 % des dépenses de R&D de cette catégorie d'entreprises au plan national (France métropolitaine).
Répartition des dépenses de R&D par taille d'entreprise en 2004
Les pôles de compétitivité impliquant la région Rhône-Alpes
- LyonBiopole (Projet mondial)
- Minalogic (Projet mondial)
- Axelera Chimie-Environnement (Projet à vocation mondiale)
- Plastipolis
- Techtera
- Viameca
- Tenerrdis
- Lyon Urban truck & Bus 2015
- Sporaltec
- Arve Industries
- Imaginove
- Fruits et legumes
- InnoViandes
- PASS Parfums, arômes, senteurs et saveurs
- Trimatec
Parmi les 66 projets labellisés en 2005 dans le cadre de la politique nationale des pôles de compétitivité, 15 concernent la région Rhône-Alpes, ce qui confirme l'excellence rhônalpine dans les domaines innovants et l'implication des entreprises et centres de recherche dans ces programmes. Trois d'entre eux ont été qualifiés de projets mondiaux ou à vocation mondiale. Cette démarche de pôles vise à accroître la compétitivité de l'industrie française, en favorisant la mise en réseau des entreprises, de la recherche publique et de l'enseignement supérieur, pour développer les innovations.
| Performance régionale en matière d'innovation | Parmi les régions figurant dans le groupe |
|---|---|
| 1er groupe de régions | Stockholm, Oberbayern (Munich), Stuttgart, Ile-de-France |
| 2e groupe | Darmstadt (Francfort), Prague, Danemark, Vienne |
| 3e groupe | Midi-Pyrénées, Madrid, Rhône-Alpes, Londres, Lazio, Alsace |
| 4 au 11e groupe | ... |
La dépense de R&D des entreprises rhônalpines représente 1,67 % du PIB régional (en 2004), soit une bonne performance (1,36 % en moyenne nationale et 1,07 % en France hors Ile-de-France). On note toutefois que ce ratio est supérieur à 2 % en Ile-de-France, à 3 % dans la région de Munich et 4 % dans celles de Stuttgart et de Stockholm.
Selon un indicateur de performance régionale en matière d'innovation[1], Rhône-Alpes se situe au 33e rang sur 208 régions européennes.
[1] 2006 European Regional Innovation Scoreboard, qui prend en compte la ressource humaine en sciences et technologie, le niveau de dépenses en R&D publique et privée, le niveau d'emploi dans les secteurs de haute et moyenne-haute technologie, le nombre de dépôts de brevets.




